Pour lire l'interview orchestrée par Laure Mezarigue, faire un clic sur son visage. Je suis extrêmement flattée et rouge de confusion...Votre avis sera le bienvenu; ses questions m'ont passionée...
Pour lire l'interview orchestrée par Laure Mezarigue, faire un clic sur son visage. Je suis extrêmement flattée et rouge de confusion...Votre avis sera le bienvenu; ses questions m'ont passionée...
Rédigé à 01:32 dans Actualité, Art, Livres, Photo, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (0)
Il y avait ce climat délicieux et idéal des premiers jours de mai. Mes petites plantations de Pâques se déployaient sur ma terrasse. Le thé était doux et vert, et nos conversations charmantes. Nous étions trois. Il y avait Clément Chatain, mon grand ami, et je découvrais #IRL l’écrivaine dont le nom circulait régulièrement sur FB, qui m’interpellait…Je la suivais aussi sur Twitter ; la rencontre s’imposait.
La complicité qui unit ces deux-là est ineffable. J’ai eu envie de m’inscrire dans leurs sentiments, dans leur manière singulière de tisser une amitié forte et constructive.
Quelques rayons UV s’invitaient pour notre plus grand plaisir. J’étais sereine, nous avions la grâce…Quelques mois après, Laure, Clément et moi nous sommes associés dans ce nouveau mouvement du web 2.0 : le twinome
Faire un clic sur le trio d'oiseaux
Le 18 de ce mois, Laure signait ses ouvrages à Rambouillet. Le besoin de vous la présenter est grand. Cette semaine, j’ai reçu Laure, pour quelques instants. Je vous les offre de bon cœur.
MP- Bonjour, Laure. Alors, ça fait quoi d’ être "trois" ?
LM- Je me souviens d’un film qui résume assez bien ce que m’évoque notre schizophrénie à trois têtes. Le personnage du film (dont j’ai oublié le nom- mais peu importe, c’est l’image retenue qui compte- prenait un bâton puis le brisait en deux. Ensuite, il prenait plusieurs bâtons ensemble et s’avérait incapable de rompre ce qu’il tenait entre les mains. Seul, on est fragile et parfois bloqué dans des appréhensions qui nous empêchent d’avancer. A trois, on est plus fort, car plus enclin à aller le plus loin possible. J’ai confiance en notre cerbère tricéphale, car je le sens capable de nous faire avancer chacun à notre façon, pour nous faire obtenir des résultats que nous n’aurions jamais pu atteindre seuls.
MP- Lors de notre rencontre #IRL, au printemps dernier, j’ai très vite senti en toi une femme de talent, un écrivain déterminé, opiniâtre, au « sens de l’orientation » très développé. Une Laure qui sait où elle va, qui décide l’heure et l’endroit, et qui ne se trompe pas. Que penses-tu de mon analyse ?
LM- Elle est à moitié avérée ton analyse. Je me reconnais une certaine pugnacité, c’est vrai, dans le sens où quand j’enclenche un projet d’écriture, je le mène jusqu’au bout contre vents et marées. Maintenant, je ne sais pas vraiment où mon aventure littéraire me mènera. Dans mes moments de doute, je me dis parfois qu’il faut savoir se perdre pour mieux se trouver. Je ne sais pas si je parviendrai à mener à bien mon pari d’écriture. Ma seule certitude en revanche, c’est que chaque livre écrit me permet de combler un peu plus la distance me séparant de la femme que je voudrais devenir enfin. Dit autrement, l’écrivaine que je suis m’aide à me construire dans ce que j’ai de plus positif. Et je le pense vraiment. Je retrouve cela chez beaucoup d’auteurs que je rencontre : l’écriture les maintient dans un état de grâce qu’aucune blessure de la vie ne semble atteindre une fois qu’ils sont dans leur bulle.
MP- Je suis en pamoison devant ton style littéraire. Question un peu « bateau », je le concède : peux-tu nous parler d’auteur(e)s qui t’auraient éventuellement inspirée ?
LM- Les auteures qui m’inspirent sont principalement des femmes : Simone de Beauvoir, Virginia Woolf et Jane Austen. Outre leur féminisme, ce que j’aime chez ses trois auteures, c’est l’apparente simplicité de leur écriture derrière laquelle se profile un véritable amour des mots. Et ce qui me touche particulièrement aussi, c’est qu’à leur manière, elles ont su briser le parfum sépia de leurs époques révolues pour en restituer tout l’éclat. Elles incarnaient leur société à la perfection : des mondes qui nous sont irrémédiablement perdus mais qui survivent grâce à leur plume qui n’a pas pris une ride. Certains livres de Simone De Beauvoir, je pense notamment à La Cérémonie des Adieux, sont très proches d’un style journalistique. Maintenant, une chose que je ne retrouve pas chez elle mais chez ses deux comparses anglaises, c’est leur sens de l’ironie. Elles savaient brosser des portraits psychologiques avec une rare intelligence, car l’air de rien, elles dressaient sous une écriture élégante et raffinée, donc en apparence inoffensive, un véritable portrait au vitriol de leur époque.
MP- Nous n’en avons jamais parlé : si tu sors du cadre littéraire quelques heures, on te trouve où ? #geolocalisation
LM- Quand je ne suis pas coincée derrière mon ordinateur, je peux marcher durant des heures dans Paris avec pour coin de prédilection le 18eme arrondissement et certains de ses quartiers que j’affectionne particulièrement comme Montmartre. Côté réseaux sociaux, on me géolocalise plus souvent sur Twitter que sur Facebook que j’ai quelque peu déserté ces derniers temps, même si je m’y connecte encore pour prendre des nouvelles de personnes que je ne croise pas souvent.
MP- Nous sommes un twinome bien scellé. Je sais donc ton actualité. Entre autres, j’ai appris que tu avais bouclé un nouveau manuscrit. Quelles vont être tes techniques d’accroche auprès des éditeurs ? Est-ce secret hors #twinome ? Peut-on obtenir de toi une ou deux infos sur le thème de l’ouvrage ?
LM- Ma première technique d’accroche, c’est une bonne lettre d’accompagnement pour mon roman. Il faut que sa lettre de motivation soit impeccable pour capter l’attention d’un éditeur. Ma seconde technique a été de faire jouer mon réseau, aussi mince soit-il, et de remettre mon manuscrit à des personnes susceptibles de le porter pour moi auprès d’une maison d’édition, à la seule condition qu’ils l’aient aimé. Ma dernière technique, ce sera de brûler un cierge à Ste Rita:) Plus sérieusement, si les éditeurs n’accrochent pas, je pense envoyer le manuscrit à des agents, puis en dernier recours, je me tournerai vers l’autoédition, en me servant de mon expérience initiale. Pour ce qui est de mon deuxième livre, "L’agrément", il raconte la journée rocambolesque d’une inspectrice du travail qui va se retrouver confrontée à des salariés peu ordinaires tous atteints d’une pathologie particulière. Le temps d’une journée, ce sont ces personnes qu’elle pensait perdues qui vont la guérir de ses propres doutes et incertitudes. En guise de thématique, ce roman traite de la bipolarité et de la difficulté à dépasser ses peurs au quotidien pour être soi.
MP- Tu as une activité intense de « nègre ». Quels sont les sentiments qu’on éprouve quand on fait don de sa plume ?
LM- C’est une situation un peu ambivalente où tu dois retraduire les pensées d’un autre avec tes mots à toi. L’histoire ne m’appartient pas et pourtant je l’ai écrite à partir des propos ou des notes d’un autre. Je sais que je serais publiée à travers l’un de mes clients. Je trouve la situation assez ironique, étant donné qu’en tant qu’auteure à part entière, j’ai un mal infini à me faire publier. Maintenant, avant de jeter la pierre sur le milieu et la difficulté à y percer, je préfère me concentrer sur l’écriture en elle-même. Et si mon deuxième roman ne passe pas alors j’enchaînerai avec le troisième. Le fin mot de l’histoire dans tout cela reste la persévérance. C’est la clé pour aboutir à mon sens.
MP- J’aimerais tant, et nos lecteurs aussi, en savoir plus sur le phénomène « Pieuvre »…Tu nous en parles ?
LM- "La pieuvre" ne peut pas être qualifiée de phénomène, car elle ne touche qu’une cible encore relativement restreinte et confidentielle. Je la considère plus comme un double libératoire. La pieuvre se permet à l’écrit de dire des choses que je ne me permettrais pas au quotidien. Le jour où je serai véritablement devenue la pieuvre, alors cela voudra dire que la femme aura rejoint une liberté qu’elle n’aurait jamais pu atteindre sans l’écrivaine.
MP- Nous avons un ami commun, très cher, si précieux qu’on n’imaginerait pas la vie sans lui. Clément Chatain mériterait des médailles composées d’un or inestimable. Comment as-tu fais sa connaissance ?
LM- Je l’ai ajouté en ami sur Facebook après l’avoir entrevu au SIEL de Paris, une escroquerie dont la deuxième édition devrait normalement revoir le jour en novembre, au grand dam de tous les auteurs y participant qui se feront malheureusement berner (c’est ma séquence promo, on en profite !). Je n’ai pas osé l’aborder lors de cet évènement mais je savais qui il était, j’avais eu l’occasion de lire certaines de ses chroniques sur son profil. Le plus drôle, c’est que je ne lui ai jamais fait part de cela. C’est mon côté "tâtonnement". J’aime bien apprendre à connaître quelqu’un avant de faire réellement sa connaissance, voire de lui faire confiance, ce qui s’est avéré le concernant. Après je pense que Clément a une connexion avec les auteurs. Ce n’est pas anodin, s’il est arrivé à être en lien avec une Camille de Peretti. De façon générale, je le considère un peu comme un pivot autour duquel gravitent un certain nombre d’auteurs qui savent pouvoir compter sur lui. Par ailleurs, je pense qu’il est en train d’acquérir une expérience certaine sur le monde de la littérature. Il connaît les chausse-trappes du milieu mieux que personne et n’est jamais avare de conseils avisés. Je pense sincèrement qu’il peut faire son chemin dans le monde littéraire, mais c’est un électron libre qui n’en fait qu’à sa tête, donc laissons-le aller au gré de ses envies ! Tant qu’il nous accompagne comme il le fait jour après jour, c’est tout ce qui compte. Je suis fière de l’avoir en tant qu’ami. Il m’a énormément apporté jusqu’à présent.
MP- Je partage ton avis! Voyons le futur: as-tu déjà une idée du thème de ton prochain bébé ? Je sais, c’est un peu prématuré;)
LM- Eh bien mon prochain roman sera brodé autour du personnage d’une vieille prostituée. J’ai l’intention d’en rencontrer quelques-unes afin de connaître les codes, les gimmicks langagiers et les états d’âme d’une personne évoluant dans ce type de milieu. Mon quatrième roman, j’en dois l’idée par procuration à Marie Barrillon, une jeune auteure que je connais et dont je suis en train de lire le livre « La vie suspendue ». Alors que j’étais en train de discuter avec elle de nos idées d’écriture et que je lui martelais sans relâche que je n’avais pas l’ombre d’une idée au-delà de mon troisième roman, je me suis remémoré les quelques pistes que j’avais esquissées pour mon 4e bouquin et j’ai eu le déclic. Tout ce que je peux dire pour le moment, c’est qu’il s’agira de la quête initiatique d’une fille qui, à la mort de son père, part à la rencontre des femmes qui l’ont aimé pour le retrouver. Evidemment, il y aura un retournement de situation final. J’ai retenu la leçon de « Ceanothes et potentilles » ;-)
MP- Allez, j’ajoute une nouvelle corde à ton arc : tu es peintre, désormais. Peux-tu nous dessiner, avec tes mots, cette journée de dédicaces au Salon de Rambouillet ?
LM- Elle était pleine de couleurs cette journée. Cela m’a fait un plaisir fou de revoir Marie Barrillon, Jean-Noël Lewandowski et Emmanuelle Grün.
MP- Merci, Laure, pour ce temps précieux que tu m’as consacré. Clément et moi te souhaitons un grand succès #twinome. Prends soin de nous. Prends soin de toi, "avant tout", comme dirait Clém ;)
Faire un clic sur l'image, vous saurez TOUT!
Amitiés littéraires à tous!
1 clic sur photo
Suivre également ce mouvement: "La revue 100% Auteurs" (clic sur image)
http://www.facebook.com/pages/La-revue-100-Auteurs/136745383060111?sk=wall
Rédigé à 19:19 dans Actualité, Art, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé à 23:48 dans Art, Cinéma, Gastronomie, Jeux, Livres, Mode, beauté, Musique, Peinture, Photo, Voyages, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (0)
Clément Chatain fait partie de cette catégorie d’hommes en voie de disparition, tant ses qualités se lisent au tout premier abord. Très éloigné des personnalités charmeuses par intérêt, il passe sa vie à ouvrir son cœur. On entend Servez-vous, d’entrée de jeu. L’homme met son immense empathie à la lumière, malgré lui. Il en est de même pour cette diligence incroyable qui le définit bien et le rend inédit. Homme loyal et bon, c’est avant tout dans la littérature qu’il est « lui ». Il défend avec des arguments passionnés et sensés toute injustice. Il nous porte haut, on aimerait tout lui donner. Il sait écraser d’un pied sec ce qui ne tourne pas rond. Il verbalise ses joies, ses doutes, mais pas avant d’avoir pris connaissance de notre bulletin de santé.
J’ai eu la chance de recevoir Clément ce mois d’avril. Je vous présente une personnalité rare…
MP: bonjour Clément. On te sait une solide réputation d’homme passionné de littérature. Séduit autant par les mots que par la personnalité des auteurs, tu t’es approprié avec grâce et élégance une partie du métier. On t’en sait tous gré, tu as rendu hommage au travail de nombreux artistes. Comment passe-t-on de comptable de métier à éditeur en devenir ? (nombre d’écrivains prétendent que tu as tous les atouts pour « mesurer » un talent et l’envergure d’un livre).
CC: je crois qu’on ne passe pas de comptable à chroniqueur littéraire. Ma passion pour la littérature remonte à une quinzaine d’années, maintenant. Je me rappelle à l’âge de douze ans avoir commencé à écrire une petite pièce de théâtre.
Le milieu des chiffres semble bien éloigné, mais j’ai toujours tenté de mettre une dose de littérature dans mes études comptables et j’ai volontairement suivi une voie universitaire afin d’avoir une vision toujours plus généraliste. Je me suis présenté d’ailleurs à des entretiens comme étant un « comptable littéraire ».
Je ne réalise des chroniques que lorsque le livre a retenu mon attention. Mon but n’est pas de descendre un auteur. J’ai une source d’indépendance grande parce qu’il est très rare que les services de presse m’envoient leurs ouvrages et, même si c’est le cas, je ne me sens nullement obligé de faire une chronique. Ensuite, que les auteurs ayant l’amabilité de me lire actuellement ne hurlent pas seuls chez eux. J’ai peut-être leur livre et je n’ai pas encore réalisé de chroniques pour la bonne et simple raison qu’il est placé dans une pile qui ne cesse de croître…Je ne suis aucun ordre, j’écoute mes envies et mes idées et je peux parfois arrêter de lire pendant des mois. Je suis également parfois sollicité par des auteurs qui ont la gentillesse de me demander mon avis sur leurs écrits. Je tente objectivement et modestement de leur répondre.
MP: dans tes projets, nourris-tu l’espoir de fonder ta propre maison d’édition ? Tu as les capacités d’ordre logistique ET l’amour des mots choisis.
CC: la question de la création d’une maison d’édition me hante, et j’y réfléchis souvent et longuement. C’est un milieu particulièrement difficile d’accès avec des faux littéraires omniprésents. C’est aussi un investissement financier qui nécessite d’être bien étudié. Si créer une maison d’édition revient à dire, « je ne peux pas vous éditer et je n’ai pas le temps pour lire vos manuscrits », autant ne rien faire.
Le rôle d’agent se développe également beaucoup et ce statut présente bien des avantages. Certains m’appellent déjà « leur agent » alors que je fais bien peu pour eux, mais ce rôle d’intermédiaire qui se développe de plus en plus m’attire également même si ce dernier me pose quelques soucis malgré tout...
MP: nous nous sommes rencontrés sur ce grand réseau social qu’est Facebook. J’ai le souvenir de premiers rapports courtois, bienveillants, d’un très haut respect des écrivains. J’en avais été très touchée. Où en est le projet « Les rencontres facebookiennes »?
CC: le projet des rencontres facebookiennes a été lancé en février 2010. Il a été jalonné d’anxiété, de joie et de passion. Ce travail n’aurait jamais pu être réalisé sans le comité de lecture, les auteurs participants mais également sans quelqu’un qui doit sortir de l’ombre pour son amour de la littérature et son talent, Carole THIAUDIERE, correctrice professionnelle. Son amitié et son soutien sont deux éléments essentiels dans l’achèvement de ce projet collectif. Le manuscrit a été envoyé à cinq maisons d’édition uniquement à compte d’éditeur. Je suis donc dans l’attente des réponses.
MP: avec Laure Mezarigue, tu formes un duo amical, affectif et professionnel de choc. Votre fusion m’épate et l’énergie qui en découle est très fédératrice. L’union fait-elle systématiquement la force, ou as-tu trouvé en cette jeune femme la partenaire littéraire idéale pour mener à bien le projet CHICHE ?
Faire un clic sur la toile de Véronique Latil-Lévy, artiste-peintre, pour découvrir CHICHE
CC: l'union ne fait pas forcément la force et elle peut même être dévastatrice, Martine, comme le montrent tant d’échecs humains, politiques ou institutionnels.
Si CHICHE fonctionne vraiment bien c’est, je pense, en grande partie parce que notre union fait la force de par notre complémentarité dans les différents aspects de ce vaste projet. Nous nous respectons, nous nous apprécions et nous nous écoutons. Ce sont peut-être les trois piliers des raisons pour lesquelles CHICHE se développe et crée des partenariats. Chacun est à l’écoute de l’autre et nous suivons nos projets respectifs. La signature collective pour toute communication concernant CHICHE est également un signal fort. Nous avons aussi un superbe comité de lecture qui réalise au quotidien un travail exceptionnel. J’en profite pour les remercier.
Dessin de Philippe-Leroy Beaulieu (une de ses nombreuses oeuvres, en cadeau au projet)
MP: la lecture des pages des auteurs t’est-elle suffisante ? N’as-tu pas envie, toi aussi, de te dévoiler en rédigeant ?
CC: je tente d’écrire. J’ai trois romans en cours et un recueil de poésie mais je suis un éternel insatisfait et un spécialiste de l’ouvrage inachevé. Je me lance parfois dans des écrits avec un canevas longuement réfléchi dans mon esprit. Je vais réussir à écrire une dizaine de pages et puis je vais abandonner, pris dans une tourmente personnelle ou parce que je vais m’engager dans d’autres projets. Je travaille actuellement sur un roman original auquel je compte mettre un point final. Je suis néanmoins habité par le doute et je peux sombrer dans des passages à vide effroyables.
MP: tu penses essentiellement au confort, à la liberté de l’Autre. Tu valorises ce que tu aimes, en brandissant un drapeau à nos couleurs. Personnellement, je trouve que tu as toutes les qualités pour mener à bien tes deux projets en cours. Envisages-tu ta vie sans la littérature ?
CC: la vie sans la littérature... J’y pense parfois face à ce milieu détestable. L’attitude de la petite édition ou de la grande semble parfois tellement éloignée de mes idéaux littéraires basés sur un amour des mots et une passion démesurée que je réfléchis à baisser les bras. Je peux passer des journées entières à me répéter, « c’est trop tard, le mal est fait »
Puis, il y a les initiatives et le talent de Marie BARRILLON, le projet CHICHE avec Laure MEZARIGUE, les mails de Camille DE PERETTI qui a la gentillesse de me faire confiance à travers une partie de sa communication, Pierre CHALMIN qui m’impressionne par ses connaissances et son talent comme Carole THIAUDIERE, d’ailleurs, par son dévouement à la littérature. La liste est trop longue et je regrette déjà de ne pas avoir cité Marie Laure BIGAND et Victoire LECOMTE. Il y a bien entendu toi, Martine, avec ta plume talentueuse et spontanée.
Comme je le dis souvent à Marie, il faut une passion immense pour persévérer dans ce milieu et faire rayonner une certaine idée de la littérature.
MP: j’ai eu l’occasion inespérée de te rencontrer #IRL il y a peu. J’ai eu, je te l’avoue, la sensation d’un « déjà vu », l’impression de te connaître déjà. Je pense que nos échanges sur FB auront été assez complets pour qu’on ne s’interroge pas. Nous sommes une preuve, Laure, toi, moi, que l’union bien menée, dans l’empathie est constructrice. Es-tu d’accord avec mon idée ?
CC: oui, ta question rejoint la précédente sur CHICHE. Une bonne équipe est le gage de la bonne réalisation d’un projet. A l’heure d’une société de plus en plus complexe, tu peux de moins en moins gérer seul l’ensemble des aspects. Le fameux, 1+1 = 3, effet de synergie, doit être au rendez vous pour tenter d’atteindre une part de satisfaction dans ce que l’on réalise. Avec Laure, dans le cadre de CHICHE ou Marie, dans le cadre de la revue 100%Auteurs, j’ai l’impression d’être dans le 1+1 = 10 tant elles sont sources d’énergie et d’idées. Sans elles, les projets n’existent pas et la littérature se meurt.
MP: je t’observe réagir devant l’injustice. Nous notons tous que les propos qui « tiennent tête » dérangent. Moi-même, quand je sens que j’ai raison, je défends la veuve. Te couches-tu rassuré quand tu as rétabli la vérité sur des murs infectes, assuré de l’intention et de la personnalité des personnes que tu défends ?
CC: je ne peux rester silencieux face aux destructions littéraires et aux faux amis de la littérature. Editeurs plus intéressés à parler de la pluie et du beau temps que de leurs auteurs, auteurs se prenant pour Proust sans sûrement jamais avoir lu l’écrivain ou bien bloggeur pensant que la littérature se résume à Marc LEVY sont mes cibles de prédilection au nom d’une certaine idée littéraire.
Je ne peux laisser passer des mots ou des actes qui me semblent conduire aux irrespects des auteurs et qui s’apparentent à un profond désamour littéraire. Ce donquichottisme peut me mettre dans des états d’énervement et d’excitation tels que je n’en dors pas et je peux avoir les mains qui commencent à trembler. Je ne me couche jamais l’esprit tranquille tant que des personnes de ce style poursuivent dans le milieu.
Je médite cette phrase de Kafka sans cesse, « « Je ne suis rien d'autre que littérature, je ne peux et ne veux pas être autre chose. »
MP: je t’envisage comme mon futur éditeur. As-tu une idée de ligne éditoriale favorite, si tu concrétises ton rêve ?
CC: je suis touché que tu penses déjà à moi comme éditeur. Des personnes talentueuses et entières comme toi me donnent l’envie justement de devenir éditeur pour les représenter au mieux, avec une ligne basée sur la confiance, le respect et l’amour des mots.
Ma ligne éditoriale serait autour du style des livres que je chronique, soient les romans et la poésie. J’aime beaucoup également les essais et documents mais il faudrait des thèmes qui me passionnent. On ne peut non plus, à mon avis, faire du bon travail en étant trop polyvalent.
MP: tu es un ami cher et une personne de goût, pertinente, avec les pieds sur terre. Tes amis peuvent être fiers de toi. Un petit mot à leur attention?
CC: merci de me supporter.
MP: merci mille fois, Clément. Il y a une définition du dictionnaire qui me séduit beaucoup. « Supporter ». Ce verbe est à double sens. C’est nous qui t’admirons, t‘encourageons et tentons d’imiter tes belles valeurs…
Retrouvez Clément sur le site: http://www.wobook.com/WBSe2Ul6j84k/La-revue-100-Numero8-sept-2011.html (La revue 100% Auteurs)
Rédigé à 12:44 dans Actualité, Art, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Encore un "coup" d'Inze. J'ai pas pu résister.
Cette semaine, j'ai parcouru quelques fils de discussion Facebook qui m'ont encore fait proférer des menaces de démission. J'en ai pris plein la gueule parce que j'ai répondu. J'ai aussi lu un appel au secours, qui décrivait très bien la situation, et c'était si facile d'y ajouter des mots pour que la personne ne se noie pas, débordée par les coups bas de ce pays de cons. Je lisais "Courage ma belle", en copier/coller sur l'équivalent d'une page de Macbook, comme si on lui délivrait, de si bon coeur, la seule cure qui soit.
Aujourd'hui, je lis la note d' @Inzecity et, moi-même je me raccroche à la vie. J'avais un peu de peine, ces temps-ci. Putain quelle joie d'imaginer, par le biais de la qualité de ses mots, qu'il existe encore de beaux textes, que quelques impatiences vont voir le jour entre deux cailloux, que certains chais abritent des meilleurs crus, dans le secret.
Lire en-dessous et faire un clic sur la meuf armée, comme d'hab:
Parlons chiffons. La Fashion Witch est terminée, les collections prêt-à-porter printemps-été sont en magasins et il vous tarde de refaire votre dressing en dépensant la quasi totalité de vos économies pour acquérir toutes les new tendances de la mode qui feront de vous un individu socialement accompli.
via www.inzecity.com
Rédigé à 14:07 dans Actualité, Art, Cinéma, Gastronomie, Jeux, Livres, Mode, beauté, Musique, Peinture, Photo, Religion, Santé, Science, Sports, Théâtre, Télévision, Voyages, Web/Tech, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (2)
Faire un clic ICI pour lire l'ITV
L'interview que m'a proposée Clément Chatain, chroniqueur chez "1000 et 1 livres". Un réel honneur, un vrai bonheur. Des rapports de bon ton, des allusions de bon goût. Je vous en souhaite bonne lecture.
Visitez son nouveau blog:
Rédigé à 21:59 dans Actualité, Art, Livres, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (0)
Faire un clic sur une étoile pour connaître le "menu"
Pour cette 9e édition, rencontres avec de nouveaux auteurs d'un premier roman, dédicaces et échanges littéraires pour les passionnés de lecture et d'écriture.
Mon roman "Céanothes et Potentilles", aux éditions Volpilière (Elisabeth Robert-Mozzanini), préfacé par Monsieur Philippe Leroy-Beaulieu, est en lice. Je suis très fière!!! L'ouvrage a été publié en janvier 2010 et se porte bien. Je croise les doigts!!!! Les comités de lecture ont leurs goûts; pourvu qu'ils aient savouré! :)
Rédigé à 20:49 dans Actualité, Art, Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Faire un clic sur le logo Babelio
Biographie :
Martine Pagès est née à St Germain, en 1963, est lauréate d'un concours de nouvelles présidé par Patrick Poivre d'Arvor et lauréate du concours "Un parfum d'enfance" organisé par Volpilière. Retrouvez ses écrits au travers du recueil (texte: "Léa, ma vie")
"Céanothes et Potentilles" est son premier roman.
Un simple clic sur la couv pour commander
Son site : http://mondossierdepresse.free.fr/
Le site de son éditeur: www.editionsvolpiliere.com
Rédigé à 20:40 dans Actualité, Art, Cinéma, Livres, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (0)
BIENVENUE SUR LE BLOG DE CLÉMENT CHATAIN
BONJOUR À TOUS LES VISITEURS UN ENSEMBLE DE CHRONIQUES CONCERNANT LA LITTÉRATURE, L'ACTUALITÉ ET L'ÉCONOMIE SONT RÉALISÉES. CE BLOG COMPORTE ÉGALEMENT UN LIEN SUR MON SITE INTERNET À DESTINATION DE MES ÉLÈVES. BONNE LECTURE À TOUS!!!!!!!!!!
clementchatain.blogspot.com
Une chronique sur MON second roman "Mon guide de la défume"
Merci, Clément, pour ces mots précieux. J'admire cette façon dont tu as procédé pour nous rappeler combien les addictions sont perfides, lâches, de mauvaise foi, menteuses...Quand on est fumeur, on n'a pas de chance, en somme, parce qu'on tombe fatalement sur la "mauvaise" amoureuse. Elle nous mène, nous surmène, riche d'arguments pêchés on ne sait où. On est vaincu dès le premier jour et elle seule, à se stade, sait qu'il va s'agir de rapports de force. Elle va nous balader quelques années, elle jubile, nous caresse et on lui rend les éloges en retour. La clope est une salope; j'ai mis un contrat sur sa tête.
Rédigé à 13:23 dans Actualité, Art, Livres, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (3)
Les commentaires récents