Rédigé à 23:48 dans Art, Cinéma, Gastronomie, Jeux, Livres, Mode, beauté, Musique, Peinture, Photo, Voyages, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (0)
Je fais partie de ces femmes qui n’aiment pas spécialement l’idée d’être affublée. Je trouve fatigante celle d’accorder de l’importance à une mode et encore plus éreintant le choix de la suivre. Je traite ma peau depuis toujours et ne me maquille que pour des occasions. En amont, s’il me restait juste de quoi manger –je vous le donne en mille, c’est arrivé- je réserverais mes sous pour une séance coiffure…et un remplissage. Kesako ? Eh bien, il s’agit du raccord qu’une praticienne fait sur vos ongles, quand ils ont poussé, que le gainage a suivi le rythme et que le bord libre montre le bout de son nez.
Hum…mais encore… Plus simplement, je me rends une fois par mois chez Divinails pour faire rectifier ma french manucure. Ludivine n’a pas son pareil pour rendre mes mains et mes pieds sublimes.
Aujourd’hui, après avoir déposé une petite décoration sur mes annulaires, elle m’a proposé un thé vert et nous avons parlé Passions.
Je vous présente Ludy, prothésiste ongulaire, tête de proue dans sa branche, naturelle, professionnelle et diligente.
M- Ludivine, quel chemin a pris ta passion ? d’où t’est venue l’idée ?
L- En fait c’est du hasard… je suis informaticienne, à la base… et sur un énième ras le bol du corporatisme, j’ai négocié mon licenciement. Je suis restée longtemps prostrée sans aucune idée « viable » et, en parcourant le net pour jouer à la fille, je suis tombée sur un forum de manucure et maquillage. Je me suis littéralement prise de passion pour le nail art et la reconstruction ongulaire. J’ai financé ma formation et me suis lancée comme pro quelques mois après.
M- Quelles sensations éprouves-tu quand tu es particulièrement fière d’une pose ? Photographies-tu le résultat ? Possèdes-tu un book de tes meilleures réalisations ?
L- Alors je pense que c’est dans les yeux de mes clientes que je sais si j’ai réussi ou non… parce que c’est avant tout leurs désirs que je dois interpréter… lorsque la pose ou la déco me semble assez originale je la prends en photo bien sûr.
Je les poste sur mon site http://www.divinails.fr, ou sur ma page pro Facebook http://www.facebook.com/styliste.divinails
M- Peux-tu nous raconter tes débuts sur les bancs de So Nails Academy ? Je te sais indépendante ; as-tu pu te plier sans mal aux règles d’une école ?
L- L’avantage (pour moi) de So Nails c’est l’autonomie imposée par le nombre d’élèves.
J’ai surtout appréhendé le contact avec tout un tas d’êtres dotés de doubles chromosomes X... et en fait ça a été, j’ai progressé très vite mais je pense que je suis assez instinctive pour ne pas avoir besoin que l’on soit derrière moi tout le temps.
M- Tu as révélé en moi une véritable vocation. J’étais en quête d’un job alimentaire, et me voilà finalement déterminée à suivre les mêmes cours que toi, à en faire un métier stable. Est-ce la première fois que ton savoir-faire et ton engouement suscitent une nouvelle orientation ?
L- A ma connaissance oui :)
M- Quel est ton mode de vie ? ton cabinet en dit long : piles de CD à foison, chaine musicale en fond sonore, PC en veille et collection de clés USB. Autres passions ?
L- Un mot me vient : GEEK !! mes passions: l’informatique, la musique (rock, métal et classique), les têtes de mort (oui, je sais, dit comme ça c’est étrange)
M- Au fil de nos RV, je te découvre et me retrouve en toi sur certains points. Nous avons pourtant une sacrée différence d’âge. Ton avis sur le sujet ?
L- Hum… je pense que je suis à l’aise avec à peu près tout le monde dès lors que l’on ne m’impose pas une « tenue ». Ma clientèle est très variée et nous trouvons toujours des sujets de conversation :) Pour le coup je pense que c’est plutôt nos côtés artistiques respectifs qui nous rapprochent.
M- Peux-tu nous confier ton Top Ten des techniques ? Fimo, stickers, Art liner, poses de gels, résine, one stroke… ? Quel est ton instrument de travail favori ?
L- Alors, je ne travaille qu’en gel, la résine c’est sympa mais l’odeur m’incommode.
Je ne sais pas si je peux catégoriser autant ce métier, mais voilà, non pas 10, mais mes 3 choses favorites:
1/Reconstruction sur ongles TRES abimés
2/Peinture acrylique
3/French
Ensuite, les diverses techniques de nail art me semblent toutes assez intéressantes, plus ou moins faciles à mettre en œuvre.
M- Ludivine, tu es «de ton temps », bien loin de l’image des manucures d’antan. Je pense que ce point a joué dans ma décision de me lancer dans la profession. J’abhorre littéralement la blouse rose, les courbettes et la soumission. Néanmoins, je m’attends à recevoir des clientes pénibles…Comment gères-tu ces situations…pénibles ?
L- Ahah les chères clientes pénibles !!!! eh bien je me suis surprise et me suis découvert une patience que je ne me connaissais pas… mais si elle passent la présélection téléphonique en général je leur fais comprendre que le monde est assez vaste pour ne pas revenir :)
M- Exit les « manucures », bienvenue aux « prothésistes ongulaires ». Ça donne un sacré coup de sérieux au métier et je trouve que c’est justifié. On ne se contente plus de vernir un ongle, on le transforme, on le protège, on le sublime. Les choix, les goûts sont si nombreux qu’on aurait envie de tester toutes les pratiques. Quel est ton conseil, concernant une femme aux ongles douteux, qui hésiterait à franchir le pas ?
L- Hum… essayer ? au pire, ça ne sera pas pire:) enfin j’espère !! =)
M- Il y a une vraie dualité en toi : tu exerces en grande professionnelle et sais organiser ton planning à merveille. Es-tu quelqu’un de particulièrement ordonné ou bien est-ce une qualité qu’il faut travailler pour devenir prothésiste ongulaire, à force d’exercer ?
L- Alors, dans la vie de tous les jours et dans ma chambre, C’EST L’APOCALYPSE... Par contre j’ai toujours été très organisée dans le travail…. Je n’arrive pas à travailler en silence mais je n’arrive pas non plus à travailler dans le chaos. Pour le coup, oui c’est indispensable de travailler ce trait de caractère... sinon j’oublierais une paire de mes rendez-vous :)
M-Tu es experte en Nail Art. En ça, ce job te fait toucher du doigt (jeu de mots;) une certaine approche de l’art, en général. J’ai vu des merveilles peintes sur des doigts, avec une minutie hors pair. J’ai la sensation que la formation que j’ai choisie m’emmène vers un courant artistique. Dirais-tu qu’il est tout autant esthétique ?
L- Complètement :)
M-Est-ce tabou que de nous confier le nom de ton fournisseur ?
L-Pas du tout, je travaille essentiellement avec la marque Nsi Paris
M-Idem pour ta déco ! Je l’ai trouvée de très bon goût, tout en étant pratique. L’avais-tu envisagée ? Quant à ta table, je VEUX la même ! =)
L- Hehe la déco c’est mon homme, moi je suis plus pratique de graphique… pour la table, c’est Ikea, mais à voir si ils la font toujours.
M-Ludy, merci pour ton accueil, pour cette petite entrevue chaleureuse. Ton auto entreprise est prospère ; on te souhaite le meilleur. Et mille mercis pour tes conseils!
DIVINAILS
24, rue du Maréchal Galliéni
78600 Maisons-Laffitte
06 24 01 21 46
Rédigé à 10:27 dans Art, Mode, beauté, Musique, Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Encore un "coup" d'Inze. J'ai pas pu résister.
Cette semaine, j'ai parcouru quelques fils de discussion Facebook qui m'ont encore fait proférer des menaces de démission. J'en ai pris plein la gueule parce que j'ai répondu. J'ai aussi lu un appel au secours, qui décrivait très bien la situation, et c'était si facile d'y ajouter des mots pour que la personne ne se noie pas, débordée par les coups bas de ce pays de cons. Je lisais "Courage ma belle", en copier/coller sur l'équivalent d'une page de Macbook, comme si on lui délivrait, de si bon coeur, la seule cure qui soit.
Aujourd'hui, je lis la note d' @Inzecity et, moi-même je me raccroche à la vie. J'avais un peu de peine, ces temps-ci. Putain quelle joie d'imaginer, par le biais de la qualité de ses mots, qu'il existe encore de beaux textes, que quelques impatiences vont voir le jour entre deux cailloux, que certains chais abritent des meilleurs crus, dans le secret.
Lire en-dessous et faire un clic sur la meuf armée, comme d'hab:
Parlons chiffons. La Fashion Witch est terminée, les collections prêt-à-porter printemps-été sont en magasins et il vous tarde de refaire votre dressing en dépensant la quasi totalité de vos économies pour acquérir toutes les new tendances de la mode qui feront de vous un individu socialement accompli.
via www.inzecity.com
Rédigé à 14:07 dans Actualité, Art, Cinéma, Gastronomie, Jeux, Livres, Mode, beauté, Musique, Peinture, Photo, Religion, Santé, Science, Sports, Théâtre, Télévision, Voyages, Web/Tech, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (2)
Rédigé à 12:55 dans Actualité, Art, Peinture, Photo | Lien permanent | Commentaires (1)
Faire un clic sur le livre
J'aime bien les avant-premières. Les "avant" et les "premières". J'adore être première, mais j'aime encore mieux le spectacle que m'offrent les visages de ceux qui franchissent la ligne, quand je suis de sortie pour assister à une course.
J'avais choisi des souliers plats, couleur "sienne" pour être raccord avec la terre, parce que j'ai un équilibre tout ce qu'il y a de plus bancal. Je craignais d'y faire de la casse...
Philippe Berry m'avait conviée à son atelier d'art. Ne pas sortir le grand jeu. C'était pas un rencard. Ne maquiller que les yeux, pour faire tout de même un petit peu mouche. Poudrer le nez, à peine, s'habiller ample, mais dévoiler la jambe, de la cheville au genou. Ca donnait une indication, la démarche, même incertaine: si on a de longs membres inférieurs, on livre de sacrées informations sur les trajets qu'on est prêt à faire et ça en touche un mot niveau endurance. Et cette apparence, ça voulait dire J'habite pas la porte à côté, j'habite au diable, alors si je suis venue, c'est parce que renifler des tubes et me poudrer le nez aux étoiles d'un atelier de peinture, c'est bon pour ce que j'ai. Une cure, je vous dis.
Les années 30. Ca donne le ton. J'apprends que c'est la période de construction de son immeuble. Premier frisson. J'ai dix ans. Philippe est charmant. Mais pas le charmant qui charme; le charmant qui a refusé le statut de Prince, comme on refuse un Goncourt, comme on ne court pas après un César, alors on entend tous les ans Il semblerait que le lauréat ne soit pas dans la salle... et ce sont bien les seuls endroits où les absents n'ont jamais tort. Y a qu'à voir l'hommage qu'on rend aux acteurs morts ces soirs-là, comme si on découvrait leur talent, et celui d'autres, le temps très symbolique d'un diaporama.
On a papoté, j'ai dû lui paraître cruche, mais alors cruche, avec mes WoW récurrents, mais comme j'avais vu "Un automne à New-York" avec Richard Gere et Winona Ryder, et que ses WoW à elle, ça le faisait sourire, je prenais peu de risques. Un WoW bien placé, même répétitif, c'est ultra féminin. J'avais seulement oublié que je m'appelais Martine. Au trentième WoW, je reconnais, il doit falloir s'accrocher aux branches...
Philippe me fait faire le tour du propriétaire, et quand je dis le tour, je suis dans le vrai. Le local occupe une superficie démente et l'entrée rejoint la sortie. Et vice versa si on s'y retrouve avec une boussole, mais quelqu'un peut-il m'expliquer comment on distingue le nord du sud! On peut y faire des cercles d'appartement à l'infini. Ce que j'y ai vu, j'aurais tendance à le garder au chaud pour la saison d'hiver, et je le consignerais au frais si l'été menaçait d'être torride. Je suis riche de senteurs que j'avais imaginées, pas très éloignées des fragrances du cèdre, mais ce bois aurait fricoté avec des mélanges acryliques. Un trafic, un adultère de substances un peu louches, celles-là même qui, finalement bien mariées, fabriquent en bouts de doigts des merveilles sans nom...J'ai vu des sculptures nées de ses mains...et j'ai aussi pénétré l'antre de pièces qui n'amusent probablement pas les filles, et comme je les plains: des endroits plus petits que les autres, moins lumineux, qui hébergent à l'année des tonnes de souvenirs et des tonnes d'accessoires en rangées, comme s'il avait décidé de conserver ses palettes, ses pinceaux, ses truelles, ses engins pour trouer, percer, trancher dans le vif, pendant des millions d'années. Eh bien moi je dis, même si je ne sais pas calculer, que seulement 0,8 % des reliques font le guet pour veiller sur les objets de valeur. Le reste, tout le reste, se trouve ailleurs...Dans l'âme des pinceaux de soies de porc, dans celle des outils qui auront donné forme humaine à des blocs de matière que Philippe imaginait déjà vivante. Me croirez-vous, le spectacle de ce matériel aligné sans méthode, c'était en soi une des plus belles oeuvres. Quant aux plus belles sculptures, elles sont exposées dans des lieux de prestige.
Le matériel le plus utilisé se trouve au bout de ses mains. Plutôt pratique, chez un artiste dont j'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'avancer....
Le paradoxe est de taille. Ce thème qui, justement, semble motiver l'ensemble de son art, c'est l' Enfance. Au sens très large, croyez-moi. Il ne s'agit pas d'un oeil furtif et démago sur les années sereines pour s'en servir et nous vendre du nacré, du coloré plein pot, à grands coups de pinceaux grossiers. Non, on est plongé dans notre passé, parce qu'en visitant le sien, fatalement, on y retrouve des références. Question de parfums, question de mots...question de vérité. Là est le sujet, non? On n'a pas forcément eu les mêmes coffres à jouets, on n'a certainement pas pleuré dans les bras des mêmes peluches, mais on a senti les mêmes odeurs, aux mêmes moments, aux goûters de quatre heures.
Alors comme je voulais photographier chaque recoin de l'atelier pour traquer le Nutella et les tartines beurrées, j'ai cliqué à tout va. Oui. Oui, seulement, voilà, je suis piètre photographe d'intérieur. Pardonnez ma prétention mais en extérieur, j'excelle. Alors j'ai shooté à tout va, va savoir, on peut caresser l'espoir. Le résultat a été très exactement à la hauteur de ce que j'estimais, au rythme des flash, quand je me disais Un seul cliché réussi et je revis. J'en ai "réussi" quelques uns, mais le mot Réussir, pour un photographe digne du nom, consiste d'ordinaire à traduire en image le travail de l'artiste. Loupé, j'avais magnifiquement bien traduit mon travail à moi. Et ça, c'est pêcher.
Le livre de Marcelin Pleynet "PHILIPPE BERRY SCULPTEUR" sort en décembre. J'ai le grand plaisir d'en posséder un exemplaire, c'est un cadeau de bon ton, signé par l'artiste. Je l'ai lu. L'écrivain que je suis ne vous dévoilera aucun extrait de l'ouvrage, il vous faudra attendre six mois pour l'acquérir ou l'offrir. Ce que j'en dis, moi, après lecture? C'est que dans tous les cas, je l'aurais acheté. La facture est magnifique, chaque page est un bijou. Une nourriture.
Où tous les sens de l'art se rejoignent, littérature, image, sculpture, peinture, laissant fumer avec une ironie de bon goût, au passage, le pain brioché oublié dans le four.
Merci Philippe,
Martine
PHILIPPE BERRY SCULPTEUR de Marcelin Pleynet - Les irréguliers, éditions de la Différence, 30 euros.
Rédigé à 22:02 dans Actualité, Art, Livres, Peinture, Photo | Lien permanent | Commentaires (0)
Faire un clic sur l'auto-portrait de Maurice Denis (1870 - 1943)
Créé par le Conseil Général des Yvelines en 1976 à la faveur d’une importante donation consentie par la famille Denis, le Musée Départemental Maurice Denis " Le Prieuré "a ouvert ses portes en 1980. Il est installé dans l’ancienne demeure de l’artiste, un imposant bâtiment classé monument historique dont la construction remonte à Madame de Montespan.Consacré aux artistes symbolistes et nabis, à Maurice Denis et son temps, la vocation essentielle du musée est aujourd’hui de réunir autour de la personnalité du peintre, théoricien du mouvement nabi, une collection originale d’œuvres d’artistes symbolistes, nabis, post-impressionnistes et du groupe de Pont-Aven liés au mouvements d’avant-garde de la fin du XIX° et du début du XX° siècle. Cette collection constitue aujourd’hui un ensemble unique et irremplaçable pour la connaissance des origines de l’art moderne et des grandes mutations esthétiques qui en découlèrent
Le bâtiment: en 1976, la famille de
Maurice Denis (1870 - 1943) fait don au Conseil général des Yvelines de la
demeure familiale. "Le prieuré" ouvre ses portes en 1980.
Le Musée départemental Maurice Denis
" Le Prieuré " est situé dans un jardin aménagé d'un hectare, dont la
configuration présente trois niveaux principaux :
- le premier, orné de sculptures
d'Antoine Bourdelle, entoure le Musée avec une cour intérieure et une longue
terrasse qui élève la façade en décor et confère à la scène une atmosphère
inspirée des " Carnets d'Italie ",
- le second, auquel on accède par
l'escalier qui ouvre la terrasse en son milieu, se compose d'une roseraie et
d'un vaste théâtre de verdure,
- le troisième niveau, en partie basse
est agrémenté d'une fontaine et d'un bassin. Les allées principales créent un
parcours qui conduit le promeneur vers des endroits secrets de contemplation,
de repos et de méditation où il peut admirer quelques sculptures disséminées.
Je ne connais pas encore, de façon
précise, la travail de l'artiste. Laissez-moi vous parler de mes maigres
connaissances: il y a eu deux commandes majeures, que l'on nommera "les
ensembles décoratifs". La première:
"La légende de St Hubert"
Elle procède d'un particulier. Un
académicien, le Baron Denys Cochin, qui se passionnait pour la chasse. Il fut
exigeant sur le thème...la chasse à courre. Il fallait que les panneaux soient
inspirés du livre de correspondances "Le Rhin" de Victor Hugo, et
aussi de la "Légende de St Hubert" ( Hubert, fils du Duc d'Aquitaine,
aurait croisé, un vendredi saint, un cerf blanc orné d'une croix). La
maturation de cette commande a pris du temps (des années)...mais le travail a
été effectué en cinq mois. De panneau en panneau (sept), on y lit, en symboles,
notre cheminement du Bien vers le Mal.
"L'éternel printemps"
L'administrateur de la Tour Eiffel et
fondateur du Musée Grévin, Gabriel Thomas, avait fait construire une splendide
demeure, qui devint vite un lieu d'exposition de peintures. Cet ensemble est
donc inspiré des lieux où, sur dix panneaux, on est séduit par une douceur
exceptionnelle due, paradoxalement, à la juxtaposition de couleurs vives et de
tons pastels. La technique du pointillisme est aussi utilisée, pour harmoniser
l'ensemble. A nouveau, au fil des tableaux, on lit des symboles: ces
"femmes à l'eau" nous font passer de l'état de fiancée, à celui
d'épouse, puis la mère et enfin la Création sont représentées dans ce véritable
Eden.
Les Nabis:
Il s'agit d'un mouvement (cela veut dire
"prophète", un nom hébreux). C'est une véritable confrérie. En 1888,
Paul Sérusier peint sous la direction de Gauguin, un tableau qui portera
"Le talisman" pour nom. Les encouragements de Gauguin quant à user
largement de la couleur sont le point de départ. N'oublions pas que nous sommes
en période post-impressionniste! La scène se passe à Pont-Aven. De retour à
Paris, Paul Sérusier, séduit au plus haut point par cette façon d'affirmer les
couleurs, fédère ses amis artistes (Ecole des Beaux Arts et l'Académie Julian)
et le courant Nabi s'installe. Ce nouveau procédé de peinture, visant à
retranscrire les émotions, tendre vers le pur, en quête d'authenticité remporte
un franc succès! Maurice Denis nous en parle ici:
" Au lieu de fenêtres ouvertes sur
la nature, comme les tableaux des impressionnistes, c'était des surfaces
lourdement décoratives, puissamment coloriées et cernées d'un trait brutal,
cloisonnées, car on parlait aussi à ce propos de cloisonnisme et de japonisme
".
La collection du musée est diversesifiée. On
peut y admirer des peintures, des éventails, des paravents, des vitraux, des
meubles, des sculptures. On y donne régulièrement des conférences et certaines
dates sont réservées à des ateliers!
J'adore!
Bonne journée à tous!
Rédigé à 17:51 dans Actualité, Art, Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)
Je vous présente l'oeuvre d'un ami de longue date. Celle de sa première peinture doit coïncider avec le jour de sa première gouache, en cours de dess(e)in à l'école: j'imagine la réaction de la maîtresse, effarée par tant de talent, car ses dons "remontent" à loin...J'avais 17 ans quand j'ai rencontré Francis André-Loux (épargnez-moi, de grâce, les calculs quant à mon âge....;)), et Francis était Artiste, à n'en pas douter...
Il partage actuellement ses déplacements entre la France, son pays d'origine, et l'Italie, qui pourrait bien devenir, si l'on en compte le nombre de séjours, sa seconde terre de sensations. Son travail est si personnel...
Les collections: Huiles acryliques (mes favorites...), Couleurs et lignes, Enduits et matières, et plus encore, font de ce peintre un amoureux de l'Art...de vivre. On lit dans son travail une sérénité singulière, un désir de "bon", au sens très large et dénué de présomption du terme. Moi, j'y lis le travail de la terre, j'y lis la nature au sens universel et un "souci" constant du détail, c'est ma façon de voir. J'ai visité son atelier, il m'a offert une oeuvre d'un prix rare. J'ai deux amours dans la peinture: Francis André et Véro Latil Lévy (son site), le rêve serait LA rencontre, car je Sais ces deux-là et leur devine des conversations de choix. On dit que les montagnes ne se rencontrent pas...On parie?
Moi, je suis riche de couleurs, d'épaisseurs...Je suis forte d'intentions, grâce à eux...Allez savoir, parfois, où certains passages de mes livres trouvent inspiration...Un site à visiter en urgence...
Ps: sachez que son oeuvre est exposée dans plusieurs galeries ainsi que dans son atelier ouvert sur rendez-vous...
Rédigé à 14:44 dans Actualité, Art, Peinture, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (0)
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